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Un historien de l'art à votre service
Depuis plus de dix ans, j'accompagne des voyages culturels en Turquie.
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Afin de vous permettre de préparer votre voyage, sans rien omettre d’essentiel, voici quelques indications utiles.
Si vous souhaitez plus de détails sur ce programme,
vous pouvez commander le guide Byzance-Constantinople-Istanbul : capitales d’Empire.
Si vous disposez de...voici ce que je vous conseille de visiter :
Restez sur la place Sultanahmet où vous pourrez visiter : Sainte-Sophie, le palais de Topkapı, la "Citerne basilique"
et la Mosquée bleue.
Premier jour comme ci-dessus ; le lendemain, rendez-vous au musée Kariye (ancienne église Saint-Sauveur-in-Chora,
et ancienne mosquée), l'un des plus beaux morceaux de l'art byzantin. Prenez un taxi, c'est une des seules façons de s'y rendre,
sauf si vous aimez (beaucoup) marcher ! Il y a souvent foule, et les pièces sont petites ; armez vous de patience, et
achetez l'audio-guide que je vous propose sur ce site, qui vous permettra de ne pas manquer une miette de ce chef d'oeuvre,
et d'éviter le bruit de fond. Comptez entre une heure et une heure trente de visite, selon votre intérêt. N'oubliez pas de faire
un tour à côté de Kariye pour voir les murailles et le palais dit de Constantin Porphyrogénète (ou Tekfur Sarayı).
Vous pouvez ensuite (toujours en taxi) vous rendre à Eyüp, pour visiter le café Pierre Loti, et le cimetière qui se trouve près
de la mosquée. En retournant dans le centre, faites-vous arrêter à la mosquée de Soliman le Magnifique, près de laquelle
se trouve la mosquée de Şehzade, toutes deux chefs d'œuvres de l'architecte Sinan. Vous pourez finir votre journée
par le Grand bazar, si vous êtes adepte de ce genre de lieu très touristique.
Pour vous reposer de ces visites épuisantes (surtout pour vos cervicales !), un tour sur le Bosphore s'impose absolument.
Prenez les lignes régulières à Eminönü (voir tous les détails pratiques dans Byzance-Constantinople-Istanbul : capitales d’Empire.
Vous pourrez admirer les façades de nombreux palais : Dolmabahçe, Çırağan, de somptueuses maisons, d'énormes cargos et pétroliers
qui traversent l'un des détroits les plus fréquentés du monde ; laissez-vous gagner par le charme indescriptible de la plus belle
avenue du monde, avec le Grand Canal de Venise, et vous comprendrez pourquoi, contrairement à ce se que ressassent (comme
pour s'en convaincre eux-mêmes) les journalistes de la télévision française, que les Champs-Elysées sont loin de pouvoir
prétendre à cette dénomination !
Arrêtez-vous dans un petit village pour déguster du poisson, sur la rive européenne.
De retour à Eminönü, un coup d'oeil au Bazar aux épices (ou Bazar égyptien, Mısr Çarşı), avant de vous rendre
à l'une des plus belles mosquées d'Istanbul pour sa décoration exceptionnelle en céramique d'Iznik : Rüstem Paşa (encore une
oeuvre de Sinan). Vous pouvez entrer aussi tout à côté dans la grande mosquée (Yeni Valide Cami).
Vous avez maintenant découvert les hauts lieux du cœur historique, de l'antiquité à l'époque ottomane. Il vous faut vous rendre
dans le "quartier européen" de l'autre côté de la Corne d'Or. Cette fois, le tramway et le métro vous permettront
des déplacements faciles et rapides. Prenez le Tramway jusqu'au terminus Kabataş, puis le métro (en fait un funiculaireà jusqu'à
la place de Taksim), et redescendez à pied la rue Istiklal jusqu'à la Tour de Galata. Vous découvrirez une étonnante
architecture Art nouveau, de nombreuses églises (catholiques, grecques orthodoxes, arméniennes, etc.), les consulats, et un quartier extrêmement animé (plusieurs centaines de cafés et restaurants dans ce secteur). Vous pourrez visiter le Musée
de Péra, sans oublier à l'extrémité de cette avenue piétonne le Tekke des Derviches tourneurs. L'ancien hôtel du Péra Palas (en restauration) vous plongera dans
les souvenirs de Sarah Bernhardt et d'Agatha Christie. Vous aurez traversé l'ancienne Péra (aujourd'hui
Beyoğlu). De là, regagnez la station Karaköy, et visitez le quartier génois de Galata : maison du Podestat, églises orthodoxes
perchées sur des toits d'immeubles, escalier Camondo, etc. Ce quartier ne manque pas d'intérêt.
Il vous faut découvrir maintenant la vie des derniers sultans au XIXe siècle : pour cela vous pouvez visiter le
palais de Dolmabahçe, le plus facile d'accès, mais aussi le plus fréquenté, ou celui de Beylerbeyi sur la rive asiatique,
plus petit mais très intéressant. Dans les deux cas, aucune visite libre n'est autorisée, un guide du musée vous conduira
dans les nombreuses salles. Près de Dolmabahçe se trouve la mosquée du même nom, et le musée Istanbul modern, qui expose des toiles très intéressantes
de peintres turcs de la fin du XIX-début XXe s., et des expositions temporaires d'art contemporain. De plus, vous pourrez
déjeuner dans le musée au bord du Bosphore. Pour les amateurs, il y a encore à proximité le Musée naval, qui conserve surtout
une très belle collection de caïques utilisés par les sultans pour naviguer sur le Bosphore. L'après-midi, je vous conseille
de vous rendre au musée archéologique en contrebas du palais de Topkapi (voir la rubrique sur ce site).
Une journée de détente, cela vous plairait-il ? Dans ce cas, rendez-vous à l'embarquadère d'Eminönü, que vous connaissez maintenant, direction
les "Îles-aux-Princes", lieu de villégiature dans la Mer de Marmara. Descendez à Büyük Ada, la dernière et la plus grande des
îles, où les voitures sont interdites, et où vous pourrez admirer de belles demeures en bois, soit à pied, soit en calèche,
et déjeuner également sur place. A bord du bateau, vous découvirez l'étendue stupéfiante d'Istanbul sur la rive asiatique, commme
un long cordon sans fin d'immeubles tout le long de la côte.
Il reste encore à faire ! Rendons-nous aujourd'hui dans le quartier de Fener, l'un des plus pauvres d'Istanbul,
où vivent encore de rares familles grecques. Vous y découvirer le Patriarcat grec orthodoxe (il existe aussi un patriarcat
turc orthodoxe à Galata, mais il ne se visite pas), le lycée grec, et si vous avez le courage de grimper jusque-là, l'église
de Sainte-Marie-des-Mongols. Sur la Corne d'Or, vous découvrirez aussi l'église bulgare en métal, montée en 24 heures au
au XIXe siècle ! Après ces visites, pour les amateurs d'art contemporain, je vous conseille Santralistanbul, à l'extrémité
de la Corne d'Or, ou pour les autres, la visites des anciens hans : partez du Bazar Egyptien, et remontez par les petites ruelles
jusqu'au Grand Bazar ; il y a encore des ateliers d'artisans dans les étages d'anciens caravansérails. C'est un quartier
extrêmement animé, et il est parfois difficile de circuler à pied dans la foule des acheteurs. Sur la place de Sultanhamet,
vous pourrez aussi compléter vos visites des premiers jours par le musée des Arts turcs et islamiques, et/ou par le musée des Mosaïques.
Reprenons notre route du côté européen du Bosphore : depuis les jardins d'Emirgan et les pavillons de Maslak,
redescendez vers la forteresse de Rumeli Hisarı, qui a servi au sultan Mehmet pour bloquer le ravitaillement
de la ville lors du siège de 1453, vous pouvez tout d'abord vous rendre jusqu'au musée Sadberk Hanım Müzesi,
(Manuk Azariyan Yalısı) installé dans deux somptueux palais (yalı) consacré à l'archéologie et à
l'ethnologie, et, en redescendant, vous arrêter dans le très prisé village de Bebek (le "bébé" !), puis dans le
très beau parc de Yıldız, ancienne résidence du sultan Abdülhamit II, où vous découvirez
de très intéressants pavillons. Un brunch ou un déjeuner au restaurant qui se trouve en haut du parc vous permettra de jouir d'une belle
vue, dans un très beau cadre. Non loin de Yıldız, se trouve le très chic quartier de Nisantaşı, où vous pourrez flâner à pied,
et découvrir d'autres aspects d'Istanbul et de la Turquie, notamment pour ceux qui ne veulent pas se contenter
de l'image d'Epinal d'une Turquie peuplée de vendeurs de kebabs, mal rasés, et en "retard" sur l'Occident, ou ceux
qui veulent voir dans Istanbul autre chose que les vestiges de l'ancienne Constantinople.